L’administration wallonne publie ses besoins et réclame des moyens supplémentaires pour entretenir les routes.

Dans le journal L’avenir, le Ministre Prévôt confirme le manque de moyens de son administration. Ce manque explique l’état actuel des routes.

 C’est la première fois qu’un Ministre des Travaux Publics reconnait le manque de moyens structurels pour entretenir les routes régionales et autoroutes Wallonnes. Il déclare dans L’Avenir :

« On a longtemps négligé l’entretien de nos autoroutes et routes régionales »

Avant le Ministre Prévôt, ses prédécesseurs laissaient sous-entendre des problèmes de qualité ou de compétences dans l’administration ou dans les entreprises.

L’administration wallonne a réagi et a publié, en janvier,  sur son site internet ses notes stratégiques pour la gestion des routes :

http://routes.wallonie.be/listePublication.do?action=1&shortId=76

Parmi ces notes, l’administration fait les constats suivants : (Page 34)

 « 2.1. Les dépenses d’investissements de maintien de capacité des infrastructures

……. opération actuellement négligée en Wallonie, faute de crédits budgétaires, et entraînant un vieillissement accéléré de nos chaussées. Cet état est évidemment perceptible par tous les usagers de notre réseau. »

La direction des routes et autoroutes a chiffré objectivement ses besoins pour le maintien de la capacité des routes et autoroutes ainsi que pour l’entretien cyclique ordinaire. Ceux-ci s’élèvent  à 526 millions d’euro. Or la DGO1 le déclare elle-même : ( Page 36 )

 « En première analyse, la DGO1 reçoit ces dernières années en moyenne environ 50 à 60 % de cette enveloppe idéale, avec un déficit très net pour le réseau non structurant relevant des crédits directs SPW. »

 Cette situation dure depuis des dizaines d’années. A lui seul, le constat ci-dessus, suffit à expliquer l’état des routes en Wallonie. L’estimation ci-dessus ne concerne que le maintien à niveau de la qualité actuelle du réseau. Toute amélioration de la qualité actuelle du réseau ou toute amélioration du cadre de vie autour des voiries représente un coût supplémentaire par rapport à ce besoin annuel  de 526 millions d’euro.

Nous saluons cette volonté nouvelle de la DGO1 de jouer carte sur table auprès du citoyen. (Page 37)

« D. Visions

……

Dire clairement aux usagers et aux riverains (et donc aussi aux contribuables wallons) ce que l’on

fait, comment on le fait, pourquoi on le fait et combien çà coûte. »