Les communes wallonnes se prennent pour le Lièvre dans la fable du Lièvre et de la Tortue et perdent des millions de subsides.

A l’approche des élections communales, les citoyens ont l’habitude de voir fleurir toute une série de chantiers. Mais aujourd’hui, et jusqu’aux élections d’octobre 2018, cela va être pire que lors des élections précédentes.

En effet, en moyenne, jusque 2012, les communes, au travers des travaux subsidiés par la Région wallonne, investissaient environ 90 millions d’euro par an.

Depuis le 1 janvier 2013, jusqu’au 1 septembre 2016 , elles ont commandé des travaux pour à peine 150 millions d’euro ; alors qu’elles auraient dû commander des travaux , sur cette période, pour près de 330 millions d’euro.

Et depuis le 1 septembre 2016, jusqu’au 31 décembre 2016, nous avons assisté à un incroyable mouvement de rattrapage : plus de 200 millions de travaux ont été commandés sur ces 4 mois. Les travaux qui viennent d’être commandés vont être réalisés pendant les prochains mois. Il faut s’attendre à un Tsunami de chantiers partout en Wallonie.

Pourquoi une telle situation ?

  • Pour des raisons de trésorerie, mais aussi pour des raisons de réglementations budgétaires imposées par la Région wallonne ( La réglementation sur l’octroi des subsides a été réformée par le Ministre Furlan, en 2013-2014). Beaucoup de communes wallonnes ont attendu l’extrême limite avant de lancer les études préalables aux demandes de prix.

Par notre campagne Sauvons nos routes nous avons voulu mettre en garde les communes contre cette politique du Lièvre et de la Tortue.

Qu’elles ont été les conséquences de cette situation ?

  • Entre 300 et 400 ouvriers ont dû être licenciés.
  • D’autres ont été mis en chômage économique.

A quoi faut-il s’attendre ?

  • Des entretiens de route ont été reportés et vont forcément couter plus chers car les routes ont continué à se dégrader pendant ce temps-là.
  • Des travaux qui auraient pu être étalés sur 6 ans vont se retrouver concentrés sur à peine 18 mois ; avec comme conséquence des embarras de circulation pour tous les wallons, et éventuellement des chantiers qui dureront plus longtemps.
  • Des communes ont joué avec les règles qui les autorisaient à attendre jusqu’au 31 décembre 2016 pour passer commande. En jouant avec le feu, certaines se sont même brulés les doigts et ont rentré leurs dossiers après l’échéance.
  • Conclusion : près de 20 millions de subsides pourraient être perdus par ces communes qui ont rentré leurs dossiers trop tard alors qu’elles avaient largement le temps pour le faire avant.

Que deviendront les subsides perdus par les communes en retard ?

  • Ces subsides perdus par certaines communes reviendront aux communes qui ont passé suffisamment de commandes avant le 31 décembre 2016.